Les gens ne comprennent pas, les gens n'en pensent plus rien. Les gens vivent les uns sur les autres, agglutinés. C'est comme s'ils oubliaient qu'ils n'ont qu'une seule vie, ils la regardent passer au ralenti. Mais toi, tu es jeune, tu as trop de choses à faire, trop de choses à voir, pour penser à ralentir...
Cours, cours à en perdre haleine, cours droit devant toi.
Cours à grandes foulées, comme si ta vie en dépendait.
Cours, étends les bras, cours comme si tu allais voler.
Cours de toute ton âme, cours de toutes tes forces.
Les gens oublient de vivre, ils s'enfoncent dans la nuit. Ils oulient que rien ne dure, ils oublient d'en profiter. Mais toi, tu es jeune, tu te bats, tu ne t'arrêtes jamais. Tu jettes un coup d'oeil en arrière mais tu regardes droit devant, loin devant...
Cours jusqu'au bout du monde, cours très loin.
Cours jusqu'au bout de la nuit, jusqu'au matin.
Cours jusqu'au bout de tes rêves, cours sans t'arrêter.
Cours jusqu'aux gens que tu aimes, prends leur la main.
Les gens sont dépassés, ils sont loin derrière vous. Il n'y a plus que votre propre monde, bien rempli déjà, plus riche à chaque pas. La route n'est pas toujours droite, la route n'est pas toujours belle, et ce n'est pas toujours facile. Mais tu les emmène avec toi, et tu avances bien droit...
Cours en riant aux éclats, cours comme l'idiot que tu es.
Cours, arrache les chaînes maudites qui te retenaient.
Cours entouré de tes amis, qu'ils puissent s'enfuir avec toi.
Cours comme si vous deviez vivre à tout jamais...